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Originaire de Bourg-en Bresse, Emilie témoigne depuis l’enfance d’une véritable passion pour la peinture. Un domaine de prédilection que le cursus d’arts plastiques et social dans lequel elle s’engage par la suite transformera en aspiration plus globale d’esthète, tout en confirmant les prémisses d’une philanthropie certaine.

A Lyon, à Toulouse, ailleurs, bien qu’investie dans ses études, Emilie entretient avec soin sa bulle d’imaginaire dont la photographie s’impose rapidement comme le vecteur d’expression.

Elle commence par poser, un exercice dans lequel elle excelle bien vite. Puis, rapidement, le sujet qu’elle incarne aspire à dépasser du cadre. En passant de l’autre côté de l’objectif, elle se substitue à son chef d’orchestre pour devenir la narratrice plutôt que le personnage.

Pour pallier la nécessité, elle s’engage dans un travail alimentaire, sans jamais perdre de vue son « inaccessible étoile ». A l’asphyxie du quotidien, Emilie oppose l’oxygène insufflée par les photographies. Son travail de photographe s’enrichit de son expérience de modèle, et réciproquement. On lui propose alors d’exposer ses œuvres dans sa région d’origine.

La photothérapie

Dans son travail, on discerne le soin pictural apporté à la composition de l’image : la douceur de la lumière, le souci de la perspective, et la palette infinie de couleurs qui habillent ses images. Autant de détails qui, en extérieur, comme en studio, constituent l’écrin qu’elle compose autour de son modèle.

Car c’est avant tout la modèle, et plus précisément l’être humain dans toutes ses facettes de force comme de fragilité, de singularité, et d’expressivité, qui préoccupe Emilie.

En cela, ses expériences de modèle constituent un véritable atout ; elles lui permettent de combattre les sirènes de l’ego photographique incitant fréquemment le photographe à établir des projections personnelles sur la modèle, et, grâce à cette mise à égalité, à entrer dans une véritable empathie sans transfert avec le sujet qu’elle photographie.

Libérée de cette tentation naturelle de dominer l’image, elle se consacre ainsi à l’exploration d’autrui. Par le biais de son appareil photo, son regard devient un miroir, où peut avoir lieu le miracle de la sublimation.

Suaena Airault